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Correcteur thermique béton paille-chaux à bancher.

  • reboursarnaud
  • 26 févr. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 mars 2024

J'ai expérimenté l'utilisation d'un correcteur thermique à base de "béton" de chaux et de paille pour revêtir un mur intérieur.

L'idée était de tirer parti de la formule classique du béton chaux-chanvre, mais en y intégrant la paille provenant de l'isolation de mes combles perdus sous forme de bottes de paille posées bien serrées sur un plancher bois..

Mon mélange consiste en 1 volume de chaux NHL 3.5 pour 1 volume d'eau et 3 volumes de paille, équivalant à environ 6,25 kg de chaux pour 10 L et 1,5 kg de paille. Après avoir mélangé l'eau et la chaux, j'incorpore la paille (non coupée), que je malaxe à la main jusqu'à ce qu'elle soit entièrement imprégnée de chaux liquide.

Cette solution est utilisée pour doubler l'intérieur d'un mur de refend (mitoyen avec une autre habitation) constitué de briques de terre cuite alvéolée de 20 cm, enduites de ciment.

Avant d'appliquer le mélange chaux-paille, j'ai éliminé la peinture du mur à l'aide d'une "rogneuse" électrique provenant d'Allemagne, puis j'ai créé une barbotine d'eau, de ciment et de chaux pour assurer une adhérence chimique entre l'enduit ciment existant et le nouveau revêtement chaux-paille. Cela a déjà généré un début de correcteur thermique agréable au toucher, offrant une sensation de chaleur par rapport à la froideur de la peinture précédente.

Pour la mise en œuvre, j'ai opté pour un banchage de 5 cm d'épaisseur sans ossature, en utilisant des planches solides. Grâce à des proportions bien ajustées, le mélange chaux-paille adhère efficacement au mur. J'ai humidifié la barbotine, rempli et tassé la banche progressivement, en veillant à éviter des quantités excessives à la fois. J'ai ensuite retiré la plaque après 30 minutes, déplacé un tasseau et répété le processus. Les parties supérieures du mur ont été traitées avec des poignées compactes, appuyées à la main.

Deux problèmes ont émergé : un décollement après le séchage (dû à un manque d'humidification préalable du mur) et un affaissement après débanchage (en raison d'un excès d'eau), tous deux résolus par l'application d'une barbotine à la chaux et le retrait puis le réemploi du mélange.

Le résultat me satisfait, créant un effet "gaufrette". Je prévois de recouvrir le tout avec un enduit à la chaux aérienne ou de la chaux hydraulique NHL2 selon la disponibilité et le coût.

Une fois parfaitement sec, je m'attends à ce que cela fonctionne comme un excellent isolant acoustique et un correcteur thermique et hydrique, bien que les gains ne puissent être pleinement évalués pour le moment.

J'espère que cette expérience pourra être utile aux auto-constructeurs, car il y a peu d'informations disponibles en ligne. J'ai trouvé un article dans le magazine "La Maison Écologique" numéro 122, hors série paille, qui présentait la fabrication d'une cloison intérieure en chaux-paille banchée sur une ossature noyée d'une épaisseur de 15 cm.



 
 
 

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